Le gouvernement Biden invite 110 pays à un sommet virtuel sur la démocratie, Haïti n’y figure pas

Les principaux rivaux de Washington, Pékin et Moscou en tête, ne sont pas invités à cette conférence virtuelle qui aura lieu les 9 et 10 décembre.

Haïti n’est pas non plus invité. Est-ce une façon classique de dire, selon l’administration Biden, qu’il n’y a pas de démocratie en Haïti ? Telles sont les interrogations posées par le politologue et juriste haïtien, Witzer Messadieu.

Le président américain ne l’a pas caché depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier: le combat entre les démocraties et les «autocraties», incarnées à ses yeux par la Chine et la Russie, est au cœur de sa politique étrangère. Le «sommet pour la démocratie», promesse de campagne dont la première version aura lieu en ligne les 9 et 10 décembre avant une rencontre en personne un an plus tard, est l’une des pièces maîtresses de cette priorité. Mais la liste des invités n’était pas encore connue. Elle a été publiée le mardi 23 novembre 2021 sur le site du département d’État américain 

Les critiques de la Chine et de la Russie

Joe Biden a aussi invité le Brésil, pourtant dirigé par le président d’extrême droite très controversé Jair Bolsonaro. En Europe, la Pologne est représentée, malgré les tensions récurrentes avec Bruxelles au sujet du respect de l’État de droit, mais la Hongrie du Premier ministre Viktor Orban ne l’est pas. Côté africain, la République démocratique du Congo, le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Niger font partie des pays invités.

La Chine n’est pas invitée à ce sommet et a fait part mercredi de sa «ferme opposition» à l’invitation de Taïwan au sommet virtuel pour la démocratie du président américain Joe Biden, qui réunira quelque 110 pays en décembre. «Taïwan n’a pas d’autre statut en droit international que celui de partie intégrante de la Chine», a indiqué devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian. De son côté, le Kremlin a estimé que le sommet visait à «diviser» les pays. «Les États-Unis préfèrent créer de nouvelles lignes de division, diviser les pays en bons, selon eux, et mauvais, selon eux», a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, lors d’un point de presse téléphonique.

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